La vie au château : dialogue exclusif avec une Comtesse. 2ème partie.

Publié le par Lubomir JANCOK


Sarkozy, principe de l´abeille et du pollen, clubs de haut luxe, structure pyramidale en matière des valeurs, famille, argent, syndicats, aspect social du bridge, immobiliers... 

 


Château Chambord. source: http://bort.us/people/globalpursuits/ChateauChambord.jpg


2ème partie:


LJ: Passons aux valeurs. Votre fils, Comte, a fait une excellente différence entre un aristocrate et un bourgeois en disant que le premier met les valeurs au sommet de la pyramide et l´argent y constitue une partie inhérente-marginale tandis que le second met l´argent au sommet en fonction de cet argent il forme les valeurs à lui.

Ctesse: Les bourgeois vous diront que c´est par l´ insouciance. Normal, la vie est plus belle quand on ne se pose pas la question comment l´ argent vient dans trois jours. En principe, un vrai noble continuait à bien gérer sa terre et justement quand il vivait sur sa terre, c´est pour ne pas dépenser trop d´argent. Quand il a été chez Louis XIV., il devait dépenser des fortunes pour s´habiller, disposer de beaux logements, d´une voiture à chevaux et maintenir un niveau de vie très élevée. A la campagne, ils vivaient plus tranquillement, ce qui a détraqué la vie des nobles.

LJ: Autrement dit, sortir de la campagne, c´est s´inviter à l´investissement énorme de son niveau de vie...

Ctesse: Ah, il y en a qui se sont ruinés. Il fallait parraître, le savoir-parraître fut très important.

LJ: Directeur de Charlie Hebdo écrivait dans l´un de ses éditoriaux que la devise aristocratique est          « Famille, Amis, Honneur ».

Ctesse: Pour moi, Honneur passe avant les amis. Je dirais que la famille passe à la première place. L´honneur presque avant la famille. Bon, disons Famille et Honneur à égalité. Les amis, très solides en amitiés, mais à la troisème place.

LJ: L´art de distinction. Vous ne vous plaignez jamais. Comme si, en mot de Leibnitz, repris par Voltaire, « on vit dans le meilleur des mondes possibles ».

Ctesse: La première chose, il ne faut pas embêter les autres. Dans ma famille, on n´avait pas le droit de dire qu´on a été fatigué. Faire ses devoirs, et surtout, ne pas empoisonner les autres. Je connais les gens à qui je ne pose plus la question « comment allez-vous ? » parce qu´ ls se mettent à me raconter toutes les maladies. Et là, j´en ai pour une heure. Ce n´est pas la question d´égoisme. Si on veut vivre heureux, ce n´est pas en nous empoisonnant mutuellement.

LJ:  Un jour (encore en 2001 et 2002), en mangeant ensemble et étant 14 à table,  j´apprends qu´autour de la table aristocratique on ne parle jamais de 3 choses : l´argent, la politique et les défauts des autres. En en revenant à l argent, c´est avec recul que je comprends parfaitement la logique qui n´est pas à l´américaine : « bien travaillé, voici quelques dollars de plus, en enveloppe ou sans ».
Chez vous, ce n´est pas l´argent en tant qu´un liquide qui compte mais le service rendu. Le « je vous emmène quelque part et je couvre tout, je vous achète un livre, vous offre un ticket pour un concert, match de foot, souper somptueux, visites des amis aux châteaux » s´impose. Je l´ai bien trouvé mais énormement apprecié après avoir lu quelques livres pour comprendre davantage le raisonnement du milieu.


 

Dans la salle à manger. A table, on ne parle jamais de l´argent, de la politique et des défauts des autres.  Source: lj


Ctesse: Justement, c´est une manière de contourner, de parler jamais argent. Nous, dans le milieu familial, on ne pouvait pas en parler. Depuis que nous sommes nés, on le fait comme ça. Le fait d´avoir une éducation sévère et très solide est apprécié avec le temps. Aujourd´hui, nous sommes heureux avec ma soeur d´avoir eu cette éducation - là.

LJ:  Oui, l´art de parler des choses et au lieu de poser la première question « Combien ça coute? » ce qui est honteux et banni, on parle de la qualité de l´oeuvre, de l´objet analysé avant de passer au prix en cas d´intérêt.

Et puis, le concept linguistique de la langue française nous invite à décrire joliment les évévenements, lapsus, amours...Le français, langue de demi-mot!?

Ctesse: Nous, on a l´habitude. Toujours est-il que le monde actuel ne parle que de l´argent, même dans mon milieu.

LJ:  Démonstration de la puissance aristocratique ou simplement économique: on n´achète plus chez Dior magasin mais on va directemet chez le couturier.

Ctesse: C´est aussi la question de temps. A l´époque, impossible de trouver tel ou tel dans un endroit. Aujourd´hui , tout est mélangé, à l´école, à la maison. Avant, tout était plus séléctif. Autrefois, le fils de ma femme de ménage, j´ai rien contre elle, il ne se serait pas trouvé dans le collège avec nous. Tout est nivelé ! Aujourd´hui, il y a des endroits où on ne paie pas. Au même plan, la question des mariages. Regardez un peu: si vous n´êtes pas de la même éducation, vous vous mariez, il y a des soucis qui arrivent à tout le monde. Mais ils arrivent d´autant plus que vos éducations ont été différentes.

LJ: En parlant avec votre fils, j´ai bien remarqué qu´il aime la politique menée par votre président Sarkozy. Acharnement, dynamisme, courage. Par contre, sa vie privée indigne toute l´aristocratie, ajoute-t-il. Précisons que c´est le XVIème arrondissement.

Ctesse: Le VIIème est pareil, pire encore. C´est la Vielle France. Dans le XVIème, c´est les gens un tout petit peu plus évolués.

LJ: Chapeau bas devant son courage (président Sarkozy)

Ctesse: Chapeau bas avec inquiètude.

Vous savez, j´ai beaucoup espéré. Mais j´ai egalement espéré avec Mitterand en me disant que les syndicats se calmeraient. Et non ! Mitterand passe, me suis-je dit : « tant pis », peut-être fera-t-il passer certaines lois. Mais avec les syndicats, tout est négatif ! Ils sont catastrophiques. Imaginez qu´ils vont dire aux Francais d´arrêter de conduire des trains, et il vont arrêter de travailler, s´installent dans le fauteuil et la circulation s arrête.
Nous espérons qu´avec Sarkozy, aves son entêtement, il réussira à faire des choses qui sont indispensables. Le pays est en train de sombrer dans la dette, tout est complétement abracadabrant. Il faut arranger tout cela.


 

www.elysée.fr


LJ: Ce qui est intéressant, suite à ma rencotre avec un banquier, sa première question après être venu en Slovaquie : " avez - vous des syndicats " ? " Oui, mais pas aussi acharné que les vôtres",   ai- je murmuré. "Parfait"!, s´est-il réjoui.
Outre cela, j´ai vécu d´intéressants algarades avec le syndicat UNEF en me querellant avec eux. Pire, j´observe la force des jeunes lycéens de 16 ans débarquant dans la rue et les instances étatiques déclarant l´obligation de les consulter. Tout cela pour ne pas avoir 300.000 lycéens dans la rue.

Ctesse: Et souvent, les professeurs les soutiennent. Le monde des fous. Les syndicats, toujours opposés à tout.

LJ: Concernant le bridge, je m´y suis récemment lancé avec le club Honér (klub Honér).
et je trouve ce jeu magnifique. C´est, en termes de l´écrivain Emmanuel de Waresquiel (auteur de Talleyrand: le prince immobile), "jeu d´évaluation plus que le jeu d´anticipation (l´échec)". A l´époque, ce fut Whist, prédecesseur du bridge.

Ctesse: Aujourd´hui, dans la société parisienne, il n´y a que ça. Si vous ne jouez plus, vous ne voyez plus personne. Ceux qui travaillent et ne sont pas encore à la retraite, c´est différent. Pour nous, à la retraite, c´est pour entretenir la vie mondaine. Arrêtez de jouer au bridge, vous serez isolé. C´est aussi une sorte de divertissement. J´en connais qui font le bénévolat, le bridge nous permet de nous réunir pour jouer et parler...ne pas parler des défauts des autres...c´est déjà bien (rire), c´est même une qualité. Un après-midi par semaine, nous réalisons ce jeu intéractif. On se déplace autour du château, chez l´un et l´autre, chez la comtesse... une, deux, trois à table, ça dépend. Tous les mercredis. Dans les châteaux ou à Paris.

 

Lot 12, "Jouers de Cartes," by Honore Daumier, oil on panel, 10 5/8 by 13 ½ inches, circa 1859-62.                                Zdroj: http://www.thecityreview.com

 


LJ: Jouez-vous pour les immobiliers? (rire)

Ctesse: Pas dans notre milieu. Dans les clubs privés peut-être. Enfin, je ne sais pas si cela existe encore. C´est plutôt dans le jeu qui est à la mode...euh...le poker.
Je n´aime pas jouer pour l´argent. Mon père avait une horreur du jeu d´argent.
Si, le bridge qu´on joue à Paris, mais presque rien. Quand j´ai perdu 2 euros, c´était le bout du monde.

Le bridge, on ne joue pas pour l´argent par rapport au poker où l´argent va avec.
Les gens que je vois le plus, ce sont les femmes des Ambassadeurs et il y a beaucoup de snobs (rire). C´est le snobisme mondain. Je m´amuse en observant leur tactique. On vous invite et vous observe et puis on ne vous invite plus car on ne vous trouve pas à la hauter.
Façon de parler, de servir. Elles sont venues me chercher et m´ont gardé, je l´ai trouvé tellement drôle. Ce n´est qu´aujourd´hui que je réalise qu´il n´a pas été facile d´entrer dedans. Je ne m´en suis rendu compte avant.
Madame XY invite les gens à jouer à 14h00 et offre un cocktail à 17h00. On parle bridge et on me propose, on m´initie et je joue depuis. On m´invite à droite à gauche, ensuite c´est moi qui invite et puis cela continue.

LJ: Vous êtes comme de la Rochefoucauld ou de la Bruyère qui analysent les caractères.
Pendant que j´y pense, j´ai beaucoup lu sur un club Jokey club. Club de haut niveau, difficile de pénétrer...

Ctesse: Justement, c´est là où on joue et toute ma famille y a été présente.

LJ: La règle dit qu´on n´y va pas pour se faire des amis (ambition mondaine), mais pour les y retrouver. Si on ne fait pas le poids, on n´est pas accepté. Comme l´histoire avec la ruche et l´abeille. Cela suppose que chaque abeille apporte du pollen, mais pas qu´elle pique le pollen des autres et qu´elle reparte.

Ctesse: Avant, on n´acceptait que ceux qui disposaient des titres de la noblesse, aujourd´hui, ils sont plus larges. J´ai vu un black-boulé (expression pour dire "viré" selon la boule noire qui interdit l´accès), Ambasadeur à qui on a recommandé de ne pas se présenter, il a été black-boulé (quelqu´un a mis la boule noire lors de la vote).

LJ: Renvoyé?

Ctesse: Oui, parce qu´il n´était pas de noblesse. Son épouse est une amie bridgeuse. Il faut avoir au moins deux parrains afin de pouvoir entrer. Deux parrains expliquent les qualités du candidat, il est comme ça, ambassadeur, quelqu´un de bonne qualité, on le fait venir et on verra. Ces deux parrains parlent intimement à chacun et on se rend compte si on va voter pour lui ou pas. Ceux qui sont d´accord mettent une boule blanche, ceux qui ne sont pas d´accord, mettent une boule noire, celle-ci vaut deux boules blanches. Si vous donnez une boule noire, cela annule donc 2 boules blanches. L´objectif est d´avoir plus de boule blanches que noires.

LJ: C´est un bar, un immeuble?

Ctesse: Bel immeuble, valets de chambres qui servent., autrefois que des hommes pouvaitent être présents. Un ascenseur permet de monter là-haut. J´ai été souvent invitée pour y manger. Un bel endroit pour recevoir. J´y suis allée notamment le dimanche. On peut y aller quand on veut. J´y vais donc depuis que je suis née.

LJ: Je m´en fais un résumé relatif à l´arrivisme. Pour y arriver, il faut être soit du milieu, soit très intelligent, instruit et c´est fort apprécié. Comme dit votre fils, un aristo, ça lit. Il faut donc être prêt car de quoi va t´on parler si on ne connaît pas l´histoire, ne comprend pas les allusions, ne dispose pas de grande culture générale?

Ctesse: Oui, tout à fait. Après tout, avant de passer à la vote, vous savez si on veut de vous ou pas.

LJ: Concernant les voyages, cela fait parti de la manière de vivre aristocratiquement ?

Ctesse: Vous savez que je voyage beaucoup, que je ramène mes amis, je suis plusieurs fois allée en Slovaquie, vous a rendu visite dans votre village.

Suit une description précise des voyages en citant des noms prestigieux et moins prestigieux que je ne souhaite pas évoquer ici.

Ctesse: Ce que je trouve drôle, c´est qu´en France, on essaie de savoir de quelle région est la famille. Cela nous permet de connaître le caractère. Ces caractères sont tellement différents. Il nous suffit de savoir où sont les attaches de quelqu´un pour le classer.

LJ: Cela marche, ces archétypes de comportement régional?
Parisiens, Marseilleais...

Ctesse: Il n´y a pas de vrais parisiens, les grands parents sont des campagnes. Vous avez entendu parler du film les Ch´tis (le titre officiel: "Bienvenue chez les Ch´tis", ndlr). Les comparant aux gens du midi de la France, c´est jour et nuit. Prenez les gens de l´est, les alsaciens et les lorrains, c´est comme les Allemands.

LJ: Vous écoutant, je pense à ma mère qui m´a dit: "je sais que tu aimes beaucoup Strasbourg car c´est la ville des diplomates et tu y a travaillé, mais je le trouve froid, on dirait l´Allemagne"
(rire)


 

Dans le salon parisien. Source: lj


LJ: Cela se divise encore davantage à Paris, dans les arrondissements. Aller au nord de Paris n´est pas la même chose que se promener dans le 7ème ou le XVIème. Assez divergeant, en un mot, mixte, ce qui prend toujours au dépourvu les Slovaques visitant cette capitale pour la première fois. Personnes de couleus, quartiers chics quartiers choc... Belle expérience: mon amie parienne, disposant des dons physiques, Dieu a été en effet très miséricordieux avec elle, ce qui lui pose aussi des problème, m´avoue qu´elle doit faire semblant être au téléphone ou écrire un texto lorsqu´elle attend quelque´un. Le cas contraire, tout le monde "l´embête"

Ctesse: Pareils avec les clochards. J´en vois souvent quelques-uns et j´ai un vrai clochard à côté.
Oui, à Paris, à côté de ma maison. Je lui parle souvent, c´est un vrai clochard, bon homme, il ne fait jamais de mal à personne.

LJ: Oui. idem pour les clochards devant Tesco à Bratislava, je leur parle aussi souvent que possible. La dernière fois, l´un d´entre eux m´a dit: "je suis comme un loup qui a faim, un loup abandoné et...il m´a eu avec ce poétisme...

Ctesse: Ahh, Tesco. La dernière fois, pendant mon déplacement à Bratislava, j´ai été près de Tesco et mon téléphone a sonné: c´est mon fils qui m´appelle pour me demander où j´ai mis ses chaussettes...il ne savait pas que j´étais en Slovaquie.
(rires fous et mutuels).

Ma première venue en Slovaquie, on a été invité par un ami. C´était un soir. Le lendemain, on était déjà en voiture avec ma cousine.

LJ: Ah, je connais votre esprit aventureux.

Abordons la question du pape. Vous trouvez que le successeur de Jean-Paul II est encore meilleur!?

Ctesse: Il y en a eu qui ont été un peu déçu par Jean - Paul II. parce qu´il voulait arriver à faire rentrer tout le monde sous le même toit, ce qui est impossible.

LJ: L´oecuménisation de haut niveau.

Ctesse: Aujourd´hui, vous avez en France (évêques, prêtres, etc.) qui opposent une force d´inertie. Ils sont très modernes et pas du tout d´accord avec les propositions actuelles.
Nous, on aime bien le pape actuel.

LJ: Et là, on parle des titres, Madame la Comtesse prend le bottin mondain dans lequel tous les noms nobles sont reperés, les adresses, enfants, l´ anciennetée. On regarde tel ou tel et apprend la chaîne. Du coup, on tombe sur un Monsieur dont le nom j´ai lancé par hasard pour voir que nonobstant son "de" devant le nom, il est d´une famille noble sans titre, d´où l´importance qui diminue. 

Pourquoi il n´a pas été anobli?

Ctesse: Ils n´ont pas rendu un service au roi, qui, pour vous remercier, vous anoblit. Les anoblissements sont anciens.

LJ: Et dans votre cas?

Ctesse: Chez nous, c´est étranger, c´est l´Italie, le nom de X vient de Rome.

LJ: Je connais cette astuce. Pour éviter un faux pas selon lequel on sait tout de suite que vous n´êtes pas du milieu, nous devons savoir quand employer le "de" devant le nom. Prenons le cas de l´ancien premier ministre, Dominique de Villepin.

Ctesse: Exactement, vous dites Monsieur de Villepin, si vous enlevez Monsieur, vous devez dire tout court "Villepin", ex. "Villepin a dit" ou bien "Monsieur de Villepin a dit".

LJ: Si vous confondez, on vous a! Lapsus, méconnaissance, faible culture générale, on ne vous met pas à la prison, bien sûr. Mais c´est comme si vous vouliez citer quelqu´un ou dire une date et vous vous trompez en mélangeant des choses de telle façon que chacun sâche que c´est faux.

Concernant l´ordre?

Ctesse: Le roi et la reine, le marquis, le comte, le vicomte, le baron...
Vous voyez que ce sont les barons qui sont les derniers. Il faut ajouter que les barons sont très bien. Il y a des familles très anciennes.

LJ: Ah, en slovaque, vous dites "barón", ça sent bien, très chic.

Ctesse: Justement, c´est de là que ça vient que je vous dis. Même si c´est en dessous en ordre mais en réalité, vous avez des familles beaucoup plus anciennes, mieux que les familles faites par Napoléon. Plus vous allez loin chez les ancêtres, plus vous êtes une famille ancienne, et vous prenez ainsi de l´importance.

On regarde les photos.

Il y a encore 2 grands châteaux dans ma famille.


 

Les environs du château de la comtesse.

LJ: Si je ne me trompe pas, La France a le plus grand nombre des châteaux au monde. Il y en a beaucoup qui ont fait de leur château un hôtel.Ctesse: Toute cela est fait pour que la propriété apporte un peu d´argent pour pouvoir continuer à l´ entretenir.

Ctesse: Toute cela est fait pour que la propriété apporte un peu d´argent pour pouvoir continuer à l´ entretenir.

LJ: Pratique!. En fabulant, j´achète un château à 500.000 € mais on paie encore l´impôt sur la fortune.

Ctesse: A l´heure actuelle, les impôts sur la fortunes, c´est effrayant. Pour en sortir, vous pouvez refuser l´héritage. Vous n´êtes pas obligé d´accepter et vous ne payez pas l´impôt sur la fortune. 

LJ: Dans votre cas, en possession des terres, des immobliers, c´est là que cela permet d´entretenir le château, non?

Ctesse: Les terres ne rapportent plus rien. Pour que l´immobilier rapporte, il faut faire des travaux, et cela coûte abominablement cher. C´est ce je fais. Si vous connaissiez le prix. Il faut doubler les murs, on met l´isolation, il faut doubler les vitrages, au moins trois salles de bains. C´est une maison qui a été habité bourgeoisement avec 3 salles de bains. Nous, on y en fait 6. Pour faire 2 logements, il faut arranger la route pour que chacun puisse arriver chez lui et éviter de passer par celui qui est devant... 

LJ: D´accord, je comprends.

Ctesse: C´est une charge énorme. Un château n´est pas estimé à des prix énormes parce qu´on considère que c´est la suite qui est coûteuse. 

Lubo, il faut que j´aille cueillir des fleurs, il faut qu´on mange quelque chose ce soir.
Rires...

LJ: Sortant du salon, je remarque un autre tableau...

Ctesse: C´est mon arrière-arrière-grand-père. Elle, c´est sa mère. Et ce petit jeune sortait de Polytechnique et a fait parti des savants que Napoléon a emmené en Egypte. Il s´appelle Monsieur XY.
On prend une photo.

Je pose mon appareil sur le fauteuil Louis XV. pour mettre prise de photo automatique.
La Comtesse siffle doucement pour qu´il tombe...

Ctesse: Ça y est. Tableau, bottin mondain sont là. Oh là, là. Je vois. On est très bien, tous les deux sauf qu´il y avait du vent ce matin et je ne me suis même pas coiffée. 

LJ: Merci infiniment.

Ctesse: Allez, il faut qu´on aille préparer à manger, mon petit Lubo. 

On traverse le salon pour sortir dehors, ciel gris, pas de pluie, ambiance magnifique. Madame la comtesse va dans son jardin et moi, je vais voir son fils dans le club hippique.





 

 

 

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